Images des Hautes-Pyrénées : Le Col du Tourmalet !...
Le Col du Tourmalet est un col de montagne des Pyrénées centrales françaises, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Tarbes, dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.
L'étymologie que donnent souvent les guides touristiques du nom Tourmalet est « mauvais détour » : la racine « mal » étant interprétée dans le sens du latin « malum » voulant dire « mauvais ». Toutefois, l'association « tour » = « détour » en gascon bigourdan, n'a rien d'évident et la réputation de mauvais détour peut-être une réinterprétation du nom local au XIX ème siècle et XX ème siècle à la suite de nombreuses mésaventures des premiers « touristes ».
En gascon, l'appellation pour un lieu-dit « mauvais » utilise plutôt la racine « ma[u] » (maou). La racine « mal (h) » signifie plutôt « montagne », et même « montagne sèche » ou « flanc de montagne ».
Le préfixe « t[u]r » (tour) indiquerait une distance. Dans ce cas, « Tour-mal-et » ne s'applique à l'origine pas qu'au col et désigne « la montagne lointaine ».
Le Col du Tourmalet est le troisième plus haut col routier des Pyrénées françaises, après le Col des Tentes (2207 mètres d’altitude) et le Col de Portet (2214 mètres d’altitude).
Il est dominé par le Pic du Midi de Bigorre au nord (2877 mètres d’altitude) et au sud par le Pic d’Espade (2467 mètres d’altitude).
Il permet de relier les hautes vallées de l'Adour (Bagnères-de-Bigorre, Campan et La Mongie) à l'est et du Gave de Pau à l'ouest (Luz-Saint-Sauveur et Barèges).
Il est en général fermé à la circulation début décembre et rouvert début juin : sans le savoir, au préalable, l’ouverture du Col du Tourmalet avait eu lieu la veille de mon passage, le 12 mai 2025 !
Par le versant ouest, l'ascension débute à Luz-Saint-Sauveur (711 mètres d’altitude) pour 18,3 kilomètres, à 7,7 % de déclivité moyenne. Ce versant ouest est un peu moins pentu, comprenant souvent des pentes à 7 % ou 8 %, que le versant est. Entre Luz-Saint-Sauveur et Barèges, au kilomètre 7, on trouve fréquemment des lignes droites. À la sortie de Barèges, les cyclistes rencontrent une pente à 9 % pendant un kilomètre. Entre Barèges et le kilomètre 16, la route serpente entre de superbes pâturages. À 5 kilomètres du sommet, on aperçoit le Pic du Midi de Bigorre. Entre les kilomètres 14 et 17 (avant-dernier kilomètre), la pente est régulièrement à 8 %. Le dernier kilomètre présente 10 % de déclivité. La sortie de Barèges et le dernier kilomètre sont donc les passages les plus difficiles de cette ascension mais sur l’ensemble la pente est régulière.
En 2011, une nouvelle voie plus large a été faite à partir de Super Barèges. En prenant ce tracé, on a un profil total de 19 kilomètres, à 7,4 % de déclivité moyenne. L'ancien itinéraire, qui passe par le pont de Gaubie (kilomètre 11,4 à 1533 mètres d’altitude), est réservé aux cyclistes pour leur permettre un tronçon sans voitures : il a été baptisé « voie Laurent Fignon ». Ces deux routes se rejoignent à 4,1 kilomètres en contrebas du col. Le 13 mai 2025, cette route était barrée et interdite !
Commençant par le versant est à Sainte-Marie-de-Campan (851 mètres d’altitude), l’ascension a un profil de 17 kilomètres, à 7,4 % de déclivité moyenne. Le début est facile avec des pourcentages modestes sur une route essentiellement rectiligne mais une fois à la sortie du hameau de Gripp, au kilomètre 4,6, cela se corse. À partir de Gripp, il reste en effet 12,5 kilomètres, à 8,7 % de déclivité moyenne. Un peu plus loin, la route passe à côté du petit village d’Artigues-Campan. Entre ce petit village et le onzième kilomètre environ, on traverse parfois de la forêt avec pour seule véritable épingle le lacet du Garet au kilomètre 9,3. 2 kilomètres environ avant La Mongie, on commence à passer sous des paravalanches et on devine le barrage de Castillon, plus bas à droite. Cette portion, avec les paravalanches avant La Mongie, est difficile avec des passages à 10 %. À La Mongie, où l'on entre au kilomètre 12,5, la pente est également raide, avec un passage à 11 %. C’est dans cette station qu’on trouve un téléphérique qui monte au Pic du Midi de Bigorre (2876 mètres d’altitude) et que l'on peut aussi rencontrer des lamas. Après, il reste 4,5 kilomètres dans un décor de pâturages et de remontées mécaniques. Certaines épingles sont effrayantes et nécessitent des relances énergiques. Finalement, ce versant est plus dur que le versant ouest malgré sa moyenne de pente inférieure car ce sont les quatre premiers km qui baissent la moyenne mais après il y a peu de répit.
Une stèle dédiée à Jacques Goddet, ancien directeur du Tour de France, est présente au sommet. S’y trouve, également, une partie de l'année, une sculpture représentant un coureur nu en danseuse, « Le Géant », qui n’y était pas, le 13 mai 2025, car encore stockée à Bagnères-de-Bigorre.
La première course cycliste passant par le Col du Tourmalet dont il est fait mention a lieu le 18 août 1902. Elle est baptisée « concours de bicyclette de tourisme » et est organisée par le Touring Club de France. Le départ et l'arrivée de la course sont situés à Tarbes, le Tourmalet est gravi à deux reprises sur une distance de 215 kilomètres. Le français (alsacien et haut-rhinois), Jean Fischer (né le 30 mars 1867 à Brunstatt et décédé le 15 mars 1935 à Cachan, était un ancien coureur cycliste français, surnommé « le grimpeur ». Il a notamment participé au 1 er Tour de France, en 1903, se classant 5 ème de l'épreuve) passe les deux fois en tête au col. Victime de crevaisons durant la fin de la course, il est rattrapé par l’italien, Rodolfo Muller, qui le devance de 8’30’’, sur la ligne d'arrivée.
Le Col du Tourmalet fait partie intégrante de la « légende du Tour de France ». Il est emprunté pour la première fois en 1910 lors de la première grande étape pyrénéenne. Le français, Octave Lapize, passa en tête le Col du Tourmalet, le 21 juillet 1910, au cours de la grande étape Luchon - Bayonne (325 kilomètres), pour la première ascension de l'histoire du Tour de France. À cette occasion, il lança aux organisateurs : « vous êtes des assassins ! ». Depuis, le Tour de France l'a franchi à 86 reprises, soit plus d'une année sur deux. C'est le col qui a été le plus souvent franchi par la course, tous massifs montagneux confondus.
De nombreuses légendes ont marqué l'histoire de ce col, on cite encore aujourd'hui le courage exemplaire du français, Eugène Christophe, dans le Tour de France 1913, qui, après avoir brisé sa fourche au début de la descente du col, marcha pendant quatorze kilomètres jusqu'à Sainte-Marie-de-Campan où il effectua lui-même sa réparation dans la forge d'Alexandre Torné. À l'endroit précis où sa fourche se brisa, un panneau commémoratif a été installé !
En 1974, l'arrivée de la 17 ème étape a eu lieu au col. En 2010, à l'occasion du centenaire des Pyrénées dans le Tour de France, il est franchi à deux reprises, dont une arrivée au sommet. En 2019, l'étape arrive, pour la troisième fois, au sommet, et voit la victoire du français, Thibaut Pinot !
En plus des passages par le sommet du Tourmalet, le Tour de France a fait trois fois étape sur les pentes du Tourmalet, à La Mongie : en 1970, avec la victoire du français, Bernard Thévenet, en 2002, avec celle de l’américain, Lance Armstrong et, en 2004, avec celle de l’italien, Ivan Basso.
L'arrivée de la 6 ème étape de la Vuelta 2020 était prévue au Col du Tourmalet mais elle est annulée en raison de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 et jugée à la station espagnole d’Aramón Formigal. En 2023, l'arrivée de la 13 ème étape est programmée au col et c’est le danois, Jonas Vingegaard, qui s'y impose.
En 2023, l'arrivée de la 7 ème étape du Tour de France féminin est également jugée au col et c’est la néerlandaise, Demi Vollering, qui l'emporte.
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